Agriculture


Les plans d’action qualité de l’air pour le secteur agricole

Les Plans d’actions territoriaux

Le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) et l’agriculture


« Bien que le secteur de l’agriculture présente également des potentiels d’économie d’énergie, ceux-ci n’ont pas été étudiés dans le cadre de l’élaboration du Schéma.


(…) Au-delà des consommations d’énergie et des émissions de GES et de polluants induites par ces consommations, l’enjeu majeur de l’agriculture se situe au niveau des émissions de GES non énergétiques (liées à l’utilisation des sols, aux engrais, aux effluents d’élevage, etc.


Le secteur agricole a également un rôle important à jouer en ce qui concerne l’adaptation au changement climatique, la préservation de l’environnement (réduction des émissions de pesticides, développement de l’agriculture biologique…), et la promotion d’une consommation alimentaire plus locale (développement des circuits courts), pouvant permettre une réduction des besoins de transport de marchandises » (source SRCAE).

Les Plans Climat Energie Territoriaux, agriculture


Dans les PCET, l’agriculture et la sylviculture font l’objet d’une prise en compte particulière. L’enjeu est double :

  • contribuer à l’effort national de réduction des émissions de gaz à effet de serre : maîtrise des consommations d’énergie, pratiques économes en ressources (engrais azotés, etc.)
  • anticiper les impacts des changements climatiques pour limiter la vulnérabilité de ses activités (en commençant par une étude des interactions entre conditions climatiques, typologies de cultures et pratiques culturales).


« Les pratiques des exploitations agricoles devront être adaptées à de nouveaux contextes climatiques (déplacement des périodes de cultures et de récoltes, irrigation de certaines superficies, changement d’orientations technico-économiques, etc.). » (source Centre de ressources PCET – ADEME).

Les Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT), volet politique agricole


La priorité du SCoT est l’émergence de la question énergétique. Nous retiendrons ici, parmi les orientations de cette filière, celles qui ont des impacts sur la qualité de l’air, bien que le sujet ne soit pas traité directement dans la fiche de politique générale.


« L’agriculture est appelée à contribuer durablement de façon majeure à la diversification des sources d’énergies renouvelables à travers une mobilisation accrue de la biomasse.


Certains SCoT ruraux peuvent notamment appuyer une partie du projet de développement durable de leur territoire sur l’émergence d’une filière de production du Bois-énergie (bois forestier ou bois de bocage et arboricole). La forêt en région PACA représente plus de 9% de la surface forestière nationale. » (Démarche SCoT et Energie – Energie et politiques agricoles – DREAL PACA).


Gardons néanmoins à l’esprit que la combustion de la biomasse produit des particules fines. La qualité des installations de combustion et des matériaux brûlés sont donc indissociables du développement de la filière pour préserver la qualité de l’air.
En savoir plus sur les avantages et inconvénients de la biomasse.


La biomasse issue des ressources agricoles prend la forme de cultures dédiées, de résidus de récolte (pailles) de résidus ou de sous-produits d’industries agroalimentaires (effluents d’élevage, résidus de distillerie, tourteaux de colza ou de tournesol, graisses animales …). Le traitement des effluents, source importante de particules d’ammoniac, aura donc un impact en termes de qualité de l’air.
Pour connaître l’avancement du SCoT qui me concerne